Faire appel à des sous-traitants, c’est courant dans le BTP. Mais c’est aussi une charge administrative que beaucoup d’artisans sous-estiment. Contrats, documents obligatoires, TVA, devoir de vigilance… voici ce qu’il faut avoir en ordre pour travailler sereinement.

Dans le BTP, l’URSSAF et l’inspection du travail concentrent une grande partie de leurs contrôles sur les entreprises qui font appel à la sous-traitance.

Pour tout contrat supérieur à 5 000 € HT, le devoir de vigilance s’applique. Ces vérifications doivent être renouvelées tous les six mois.

Kbis ou extrait Registre des Métiers

Tous les 3 mois

Attestation de vigilance URSSAF

Tous les 6 mois

Attestation décennale + RC pro

À chaque renouvellement

Attestation fiscale de régularité

Tous les 6 mois

Liste salariés étrangers détachés

À chaque chantier

Carte BTP de chaque salarié

À chaque intervention

La loi du 31 décembre 1975 encadre strictement la sous-traitance dans le BTP.
Un accord verbal, c’est une source potentielle de litiges coûteux. Un contrat bien rédigé doit préciser :

Identification des deux parties

Prix et modalités de paiement

Obligations qualité et sécurité

Objet précis des travaux

Délais d’exécution

Conditions de réception et résiliation

Sur les marchés publics, chaque sous-traitant doit être présenté et agréé par le maître d’ouvrage, une étape souvent oubliée qui peut remettre en cause le droit au paiement direct.

Dans le BTP, la TVA sur les travaux sous-traités est soumise au régime d’autoliquidation.

Reçoit la facture HT avec mention « Autoliquidation », calcule et déclare la TVA lui-même.

Émet la facture hors taxe avec la mention « Autoliquidation », ne facture pas la TVA.

Exception : si le sous-traitant est micro-entrepreneur en franchise de base, la mention « TVA non applicable – art. 293 B du CGI » s’applique.

Collecter les documents une fois ne suffit pas. Il faut les renouveler, les archiver, et s’assurer que rien n’expire en cours de chantier. Un simple tableau de suivi par sous-traitant permet de ne rien laisser passer :

Nom et coordonnées du sous-traitant


Documents collectés avec leurs dates d’expiration


Statut d’agrément (si marché public)


Factures émises et statut de paiement


Date du prochain renouvellement des attestations

La gestion administrative des sous-traitants est chronophage et répétitive. C’est exactement le type de mission qu’une assistante administrative peut prendre en charge :

Collecte et relance des documents

Alertes de renouvellement

Classement et archivage

Vérification des mentions légales


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